LES RUES DE SANTES

ACACIAS (Allée des)
ALBERT BERNARD (Avenue)
AMITIE (Avenue de l')                    
ARBALETRIERS (Clos des)                     
ARMOR (Résidence)                     
ARPEGES (Clos des)                     
BLANCARDERIE (Clos de la)                     
BLANC BALOT (Rue du)                     
BLES D'OR (Résidence des)           
BRIQUE D'OR (Avenue de la)                     
CATELAINE (Allée)                               
CLEMENCEAU (Rue)                               
COEUR JOYEUX (Rue du)
CORNET (Résidence du)
EMILE ANCELET (Rue)
EPINETTE (Résidence de l')
EUGENE WATTEL (Rue)
FAIDHERBE (Rue)
FLEURI (Clos)
GARE (Rue de la)
GASTON SLOSSE (Rue)
GENERAL DE GAULLE (Rue du)
GRAND CLAIRE (Rue du)
GRANDE CENSE (Clos de la)
GUYNEMER (Rue)
HENRI LABBE (Rue)
JARDINS DE LA TORTUE (Résidence des)
JEAN-BAPTISTE HENNION (Place)
JEAN JAURES (Rue)
KOENIG (Rue)
LACHERIE (Rue de la)
LILAS (Allée des)
LONGPRE (Rue de)
MARECHAL FERRANT (Rue du)
MARECHAL FOCH (Rue du)
MARECHAL LECLERC (Rue du)
MARGUERITE LEPLAT (Rue)
MARONNIERS (Résidence des)
MARX DORMOY (Rue)
MASURE (Avenue de la)
MAUGRE (Résidence de)
NEUVILLE (Chemin de)
NIEDERNBERG (Avenue de)
ORMES (Clos des)
PARC (Clos du)
PASTEUR (Rue)
PAUL COLETTE (Rue)
PAYS PERDU (Rue du)
PETITE HAYE (Résidence de la)
PEUPLIERS (Clos des)
PIERRE SEMARD (Rue)
PLANCHE BAIN (Rue de la)
PRE MANOIR (Résidence du)
PRES DE LA TORTUE (Résidence des)
RAMPONNEAU (Avenue du)
RACHE (Rue de la)
ROSOIR (Rue du)
SABOTIERS (Rue des)
SAC (Rue au)
SADI CARNOT (Rue)           
SAINT-PIERRE (Clos)
SPORTS (Avenue des)
TONNELIERS (Rue des)
TRANQUILITE (Rue de la)
VERT GAZON (Résidence du)
VIEIL ATRE (Rue du)
VOITOU (Clos du)
VOITOU (Rue du)
WAVRIN (Rue de)
WEDDES (Rue de)
          
L'ALLEE DES ACACIAS
Arbre
Cette allée donne dans l'avenue du Ramponneau.

L'AVENUE ALBERT BERNARD
Industriel (1868-1954)
Cette avenue prolonge la rue Foch depuis le passage à niveau jusqu'au carrefour des rues Leclerc, De Gaulle et Rosoir.
Le nom d' Albert Bernard fut donné en 1977 peu après que fut détruite la grande cheminée, dernier vestige de la Sucrerie Bernard.
Albert Bernard, né à Lille en 1868, était le petit-fils d' Alexandre Bernard premier de la famille installé à Santes. Albert avait épousé Marthe Verley dont il eut 19 enfants. Avant 1914, il habitait avec sa femme et ses seize enfants (à l' époque) une des deux ailes du Grand Château (emplacement de l'actuelle Mairie), l'autre aile étant habitée par son cousin Charles Bernard maire de Santes. En juillet 1915, toute la famille dut évacuer le château réquisitionné par les Allemands.
Après la guerre au retour d' évacuation, le Grand Château n'était plus habitable, la sucrerie était également en ruine et pillée de son matériel. Albert Bernard s' installa avec sa famille en face dans le château de son cousin Dominique Bernard (Château du Parc), d'où il remit en état la sucrerie  qui put rapidement rouvrir sous son impulsion. Seule la partie raffinerie incendiée en janvier 1914, puis détruite pendant la guerre ne fut pas reconstruite.
La priorité donnée à la sucrerie laissa de côté le Grand Château qui continua de tomber en ruine, pour être complètement rasé vers 1932 et sur la moitié des fondations duquel fut construit par Alexandre Bernard fils d'Albert l'actuel château (actuelle Mairie).
Albert Bernard décéda en 1954.
Avant 1977, l'avenue s'appelait rue Léon Gambetta et ce depuis 1925, en l'honneur de cet homme politique, membre du gouvernement de la Défense Nationale pendant la guerre de 1870, qui avait réussit à fuir Paris par ballon. Il fut Président du Conseil de la IIIème République en 1881 et décéda en 1882.
Avant 1925, la rue se dénommait rue de Maugré et était plus longue puisqu' elle s'étendait jusqu'à la place Leclerc. Le chemin de Maugré est déjà mentionné en 1388.
Maugré désignait tout ce quartier qui formait un fief-pairie au centre duquel était érigé le château et hôtel seigneurial de Maugré dit aussi "château de Santes". Il était la propriété du Seigneur de Santes.
Vers 1760, le nouveau seigneur Van Zeller de Roders le fit reconstruire. Par son importance, il était également appelé "le Grand Château".
Maugré pourrait désigner une terre donnée de mauvais gré par un seigneur qui se l'était vu confisquer.

L' AVENUE DE L'AMITIE
Cette avenue dans la ZAC de l'Epinette débute à la rue Faidherbe et fut inaugurée en 1975 lors des cérémonies de jumelage entre Niedernberg et Santes. Elle évoque la pacte d'Amitié entre les deux communes.

LE CLOS DES ARBALETRIERS
Divertissement
Cette nouvelle résidence de la rue Faidherbe est construite à l'emplacement d'une ancienne ferme qui avait été transformée en entrepôt de vente de boissons.
Son nom rappelle que l'une des sociétés d'Arbalétriers de Santes avaient son siège non loin de là, à l'estaminet "le Retour des Français"  n°81 rue Faidherbe.

LA RESIDENCE ARMOR
Son nom a été choisi par ses habitants pour une partie desquels les Côtes d'Armor sont le lieu favori de villégiature.

LE CLOS DES ARPEGES
Accord de musique
A l'entrée de la rue Koenig, une nouvelle résidence fut construite en 1985 et reçue le nom de cet accord de notes, par la présence parmi les habitants de quatre membres de l'Harmonie de Santes

LE CLOS DE LA BLANCARDERIE
Ancien château
Le Clos de la Blancarderie forme une des nouvelles rues de la résidence du Pré Manoir et  aboutit à la rue Marx Dormoy. Le Clos de la Blancarderie tire son nom du château de la Blancarderie édifié au XVIIIème siècle face à l'église St-Pierre, semble-t-il par Mr Hertz de la Blancarderie qui l'habitait en 1787 (ce château semble avoir été construit à l'emplacement d'un château plus ancien existant en 1603). Le château de la Blancarderie devint vers 1846 une auberge puis en 1893 l'école Notre Dame, les Soeurs de la Sagesse ayant dû quitter l'école communale des filles suite aux lois de laïcisation de 1888. Le château fut détruit lors de la première guerre.

LA RUE DU BLANC BALOT
Lieu-dit
Cette rue a gardé son ancienne dénomination qui a pour origine la ferme du Blanc Balot dont la cheminée extérieure : un balot ou ballot en patois était toujours bien blanchie. Cette ferme habitée avant 1914 par Camille Maës, grand-père de Mesdemoiselles Maës, fut rasée pour faire passer les tranchées. Autrefois l' extrémité de cette rue formait un carrefour où convergeaient six chemins et sentiers dont l' un était avant le XVIIIème siècle un chemin important menant de l' église St-Pierre à la rue Pasteur, formant une rue parallèle à la rue Foch. Un tronçon est toujours existant enjambant le courant de la Petite Haye, autrefois à l' aide d' une planche d' où le nom de "Planque Bain" donné à ce quartier.

LA RESIDENCE DES BLES D'OR
Cette résidence pour personnes âgées ouverte en 1984 fut construite sur l' emplacement de la sucrerie Bernard.
Les Bernard obtinrent de la Préfecture en 1835 l'autorisation d'installer une sucrerie à Santes près du Grand Château de Maugré qu'ils veanient d'acheter. La sucrerie s'étendit au fil des années avec entrepôts, maison de concierge, deux cheminées avant 1914, four à chaux...
La sucrerie subit dans la nuit du 6 au 7 janvier 1914 un violent incendie qui ravagea la raffinerie et les magasins à sucre. Puis la guerre stoppa la production, les bâtiments furent réquisitionnés par les Allemands et pillés. L'installation de la "Grosse Bertha" dans le parc ébranla la sucrerie et le château que les bombardements alliés endommagèrent d'avantage.
La sucrerie rouvrit au début des années vingt sous l'impulsion d'Albert Bernard, sauf la partie raffinerie qui ne fut pas reconstruite. Après la deuxième guerre mondiale, la sucrerie ne fit pas face à la concurrence et ferma en 1962. Elle fut achetée avec le château par les établissements Fenet à qui la commune racheta le tout en 1975. La même année l'Hôtel de Ville s'installa dans le château, les bâtiments de la sucrerie furent rasés et la grande cheminée édifiée en 1923 fut détruite en mars 1977 dernier vestige de ce passé industriel de notre commune.

L'AVENUE DE LA BRIQUE D'OR
Ancien estaminet
L'avenue de la Brique d'Or est une des principales rue de la résidence du Pré Manoir. Son nom est celui de l'estaminet qui se trouve au n°166 rue Marx Dormoy et dont l'enseigne est toujours visible au dessus de la porte. Cet estaminet s'ouvrit en 1920 et son tenancier était briquetier dans la briqueterie construite derrière l'estaminet et dont les affaires devaient être florissantes au lendemain de la guerre, reconstruction oblige.

L'ALLEE CATELAINE DANS LE PRE MANOIR
Lieu-dit
Dans la nouvelle zone de construction du Pré Manoir, une rue en forme de boucle porte le nom d'Allée Catelaine qui provient du chemin de terre appelé Allée Catelaine, longeant le Clos des Marronniers. Ce chemin se dirigeait vers Haubourdin au lieu-dit les Catelaines: terres dans les marais d'Haubourdin appartenant à des châtelains. Ce chemin est aujourd' hui coupé par la route menant d' Hallennes au port de Santes puis à Emmerin et Loos.
Ce chemin contournait un terrain de forme carré, entouré de larges fossés aujourd' hui comblés mais que l' on peut deviner par la déclivité du sol et qui furent bien visibles durant le printemps 1995 lorsque par de fortes pluies l'eau reprit sa place et redessina les larges fossés.
Des fondations se trouvaient sous ce terrain. L'historien de Santes Henri Labbe vit dans ce terrain une forme d'hexagone (aspect militaire qui lui convenait) et dans ces fondations celles d'un château-fort qu'il appela "L'Hexagone de la Masure". Ce terrain est très probablement une ancienne motte féodale en haut de laquelle étaient édifiées au départ des fortifications en bois, puis parfois en pierre. Sur un grand nombre de ces mottes ont été édifiées des fermes : les grosses censes.
Si sur le vieux cadastre de 1814, ce terrain n'a pas la forme d'un hexagone, les fondations à défaut d'être celles d'un château pourraient être celles de la Cense de la Motte tenue au XVIIème siècle par la famille Lecocq et qui se localisait dans le quartier.
Non loin de ce terrain, se trouvait avant 1914 une vieille ferme au milieu d'un pré, dans laquelle Henri Labbe voulut à tout prix y voir le manoir et son pré mentionnés dans un acte de 1388 et localisés à la Masure (à cette époque un manoir était une construction quelle qu'elle soit). Il apposa sur une carte qu'il établit du quartier les mots manoir et pré à côté de cette ferme, que Louis Richard autre historien de Santes baptisa plus tard la ferme du Pré Manoir.
Ce nom fut choisi pour dénommer la nouvelle zone de construction entre les rues Slosse et Dormoy.

LA RUE CLEMENCEAU
Homme politique (1841-1929)
La rue Clémenceau débute à la place Jean-Baptiste Hennion pour aboutir à la R.N. 41. Elle porte ce nom depuis la décision du Conseil Municipal  en date du 10 décembre 1929.
Georges Clémenceau, décédé le 24 novembre 1929, fut président du Conseil de 1917 à 1920 et l'artisan de la victoire des Alliés avec lesquels il établit le Traité de Versailles. Surnommé "le Père la Victoire" et le "Tigre", il était né en 1841 en Vendée.
La rue Clémenceau porta deux noms de 1925 à 1929: Rue Jeanne d'Arc pour le tronçon entre la R.N. 41 et le croisement avec les rues de Wavrin et du Pays Perdu et Rue de Wavrin à partir de ce croisement jusqu'à l'église (prolongeant la rue de Wavrin existante).
Avant 1925, elle se dénommait Rue des Moulins, pour avoir concentré les différents moulins de Santes édifiés dans la partie finale de cette route avant le croisement avec la R.N. 41 sur le point le plus haut du territoire de Santes.
Au début du XVIIIème siècle les moulins étaient au nombre de deux: un moulin à huile et un à blé et au début du XIXème siècle: trois.
Le dernier moulin à vent fut détruit par un incendie vers 1892.     

LA RUE DU COEUR JOYEUX
Ancien Estaminet
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot débouche en face de l'estaminet du Coeur Joyeux. Ouvert le 18 avril 1861 par Sophie Delava-Broutin, l'estaminet du Coeur Joyeux se trouve rue Clémenceau et porte pour enseigne depuis 2003: "Le clos St-Pierre".

LA RESIDENCE DU CORNET
Lieu-dit
Le Cornet, ancien nom de la rue Marguerite Leplat et de l'ensemble du quartier, fut choisi pour la nouvelle résidence construite à la fin des années soixante-dix le long de cette rue. Cette résidence se trouve sur les anciens bassins de décantation de la Sucrerie Bernard où décantaient notamment les eaux de lavage des betteraves. Par l'accumulation chaque année de la terre,il fallait rehausser constamment les digues qui furent rasées pour la construction de la résidence.

LA RUE EMILE ANCELET
Peintre (1865-1951)
Cette nouvelle rue donne dans la rue de la Masure. Emile Ancelet était l'artiste peintre de Santes.
Né à Charleville le 24 mai 1865, il fut élève de l' Ecole des Beaux-Arts de Lille en 1885 et participa en 1890 à la fondation de la Société des Artistes Lillois.
Avec son épouse dont il eut six enfants, il s' installa à Santes rue Clémenceau puis au n°117 rue Foch dans la maison construite en 1852 par Michel Buisine (ancienne maison du Docteur Raevel). Il aimait poser son chevalet au Cornet et  à l' Allumette, ses lieux de prédilection. Adepte du pointillisme, ses tableaux sont variés: paysages, natures mortes, portraits ou scène d' estaminet comme la célèbre partie de piquet peinte dans l' estaminet du Ramponneau. Emile Ancelet était également taxidermiste, collectionneur d' insectes et de papillons et photographe à ses heures. A sa mort survenue le 08 février 1951, le Palais des Beaux-Arts de Lille organisa une exposition rétrospective.
Son nom fut également choisi par les peintres amateurs de Santes pour leur cercle.

LA RESIDENCE DE L'EPINETTE
Lieu-dit
Cette résidence tire son nom du quartier de l' Epinette qui s' étendait jusqu' à la rue Foch et dont le nom à pour origine les haies d' aubépines qui entouraient autrefois toutes les parcelles. Le paysage de Santes était encore au XVIIIème siècle essentiellement bocager. Les haies ont commencé de disparaître autour des champs puis autour des pâtures remplacées par des fils barbelés.

LA RUE EUGENE WATTEL
Ecclésiastique (1870-1914)
Cette impasse donne dans l'avenue de l'Amitié.
Eugène Wattel, né à Tourcoing le 1er décembre 1870, fut ordonné prêtre en 1893. Il devint vicaire de Santes de 1894 à 1900, où son oncle Louis Wattel fut curé de St-Pierre de 1882 à 1903. Or la charge vicariale ne fut recrée à Santes qu'en 1896 grâce au transfert de celle d'Haverskerque (Avant la Révolution, Santes avait des vicaires qui logeaient à la maison vicariale: la grande maison blanche au n°2 rue Clémenceau reconstruite en 1779 à gauche de l'église). Cette charge vicariale était rétablie pour répondre au besoin croissant de la population et surtout pour éviter aux Soeurs de l'Orphelinat Wallaert au Marais de traverser tout Santes pour entendre la messe. Le vicaire desservit la chapelle de l'orphelinat qui ne devint église paroissiale qu'en 1907-1908.
Eugène Wattel fut une figure marquante de Santes par la création en 1894 de la Fanfare St-Pierre qui se développa rapidement et qui devint l'Harmonie de Santes qui fêta en 1994 son centenaire. Pour accueillir cette Fanfare qui jouait pendant les messes à l'église St-Pierre, le curé Wattel fit édifier dans le transept une tribune aujourd'hui disparue.
Eugène Wattel quitta ensuite Santes pour être vicaire de St-Catherine de Lille puis curé à Honnechy. Il était curé de St-Germain à Mouveaux quand il décéda le 03 avril 1914.

LA RUE FAIDHERBE
Militaire (1818-1989)
Cette rue joint la rue Foch aux rues Jaurès et Slosse.
Louis Faidherbe, général né à Lille en 1818, organisa la colonie du Sénégal dont il fut gouverneur. Pendant la guerre de 1870-71, il reçut de Gambetta le commandement de l'armée du Nord et fut vainqueur à Bapaume en 1871 des armées prussiennes. Battu à St-Quentin, sa résistance face à l'ennemi évita à notre région l'occupation allemande. Sénateur du Nord en 1879, il décéda à Paris en 1889.
Son nom fut donné en 1925 à cette rue qui s'appelait alors rue de Longpré. Les mentions les plus anciennes (1690) indiquent: rue de Lompret. Y avait-il de longs prés en bordure de cette rue, où y a-t-il un rapport avec la ville de Lompret?

LE CLOS FLEURI
Il a été construit à l' emplacement de la vieille ferme Pétillon faisant l'angle des rue Marx Dormoy et Gaston Slosse.

LA RUE DE LA GARE
Lieu-dit
Le long de la rue Foch, fut rasée vers 1921 la ferme Crespel-Leblanc (peut-être endommagée comme les autres maisons du quartier par les bombardements) pour ouvrir la rue de la Gare et donner accès à la nouvelle gare construite en 1921.
A la même époque près du passage à niveau, une autre ferme très ancienne (peut-être celle du fief d'Hocron) fut rasée pour la construction de la maison du garde-barrière, dont le jardin fut transformé dans les années soixante-dix en parking.
La nouvelle gare remplaçait celle, détruite par les Allemands, qui se trouvait de l'autre côté des voies, côté Marais au niveau du parterre de fleurs. Les Allemands l'avaient rasé pour construire une voie de chemin de fer accédant, par un tunnel sous la rue principale, derrière la Sucrerie Bernard et le parc de la Mairie où était installé un gros canon de marine de 380mm (une grosse bertha comme disaient les santois). Cette voie se prolongeait jusqu'à la Grande Cité (rue de Gaulle) où y étaient entreposés les obus.
La voie de chemin de fer Lille-Béthune fut mise en activité en 1866 franchissant sur Santes quatre passages à niveau: un à la Rache (aujourd' hui disparu), un au Cornet, un rue Foch et un à la Lacherie avec autant de maisons de gardes-barrières toujours visibles près des trois derniers passages.
La ligne de chemin de fer matérialisa par la suite la "frontière" entre le Marais et St-Pierre.

LA RUE GASTON SLOSSE
Résistant (1897-1944)
Cette rue joint la rue Marx Dormoy depuis le calvaire du Sacré-Coeur au carrefour des rues Jean Jaures et Faidherbe.
Elle porte le nom de Gaston Slosse depuis 1944, lorsque le Comité de Libération procéda dès novembre au changement de nom de huit rues. Il choisit 3 noms répondant à leur tendance politique Marx Dormoy député socialiste, Pierre Sémard secrétaire général du Parti Communiste Français en 1926 et Paul Colette que l'on croyait communiste.
Trois autres noms choisis par le Comité faisaient davantage l'unanimité : les généraux De Gaulle, Leclerc et Koenig.
Comme pour faire peau neuve à Santes, le Comité chercha des héros santois proches des résistants et porta son choix sur 2 noms.
Le premier fut Gaston Slosse, pratiquement inconnu des santois. Il apparait dans l'histoire de Santes lorsque sa mort fut déclarée en mairie.  Né à Lille en 1897, il s'était installé à Santes pendant la deuxième guerre, habitant rue Guynemer et travaillant chez Wallaert. Avec un autre santois, il se mit en tête d'attaquer (à eux deux) un train allemand stationné en gare de Santes.  Ils en avisèrent le maire qui essaya de les dissuader d'une telle entreprise vouée à l'échec: deux hommes face à un train rempli de soldats et d'armes, sans compter les éventuelles représailles. Gaston Slosse ne se résigna pas et passa à l'action...
Essayant de fuir à bicyclette, il fut rattrapé rue de la Masure par les Allemands qui le pendirent par les pieds... pour l'interroger. Puis ils l'emmenèrent vers les blockhaus de la rue Paul Colette où ils le fusillèrent. C'était le lundi 4 septembre 1944.
Si la municipalité donna en novembre 1944 à la rue de la Masure le nom de Gaston Slosse, le changement ne s'appliqua réellement que vers 1958-60 quand la rue qui ne comptait que six maisons s'étoffa de nouvelles constructions.
Avant 1944, cette rue s' appelait rue de la Masure dont on trouve déjà mention en 1690 avec le chemin de la Masure et en 1388 avec le lieu-dit de la Masure, mot désignant une maison.

LA RUE DU GENERAL DE GAULLE
Militaire et Homme politique (1890-1970)
La rue du Général de Gaulle forme la troisième partie de la rue principale de Santes, prolongeant la rue Foch et l'avenue Albert Bernard. Elle commence au carrefour de la rue du Rosoir et se termine au pont d'Ancoisne.
En 1944, la rue prit le nom de Charles De Gaulle, né à Lille en 1890, élève de l'école St Cyr et partisan de la force blindée. Lors de la demande d'armistice par Pétain, il partit pour Londres d'où il lança le 18 juin 1940 son célèbre appel, demandant aux Français de le rejoindre et de poursuivre la guerre. Chef de la France Libre, il dirigea le gouvernement provisoire de 1944 à 1946. Rappelé au pouvoir en 1958 lors des évènements d'Alger, il mit en place la Vème République dont il fut le premier président de 1958 à 1969. Il décéda à Colombey-les-Deux-Eglises en 1970.
De 1925 à 1944, la rue porta le nom d'Auguste Potié, né en 1858 à Haubourdin dont il fut le maire de 1900 à 1925, sénateur du Nord en 1903 et président du Conseil Général de 1922 à 1928. Il décéda en 1939.
La partie de la rue De Gaulle entre le carrefour de la rue du Rosoir et la Grande Cité n'existait pas. Il y avait avant 1914 à la place de cette actuelle portion de rue: une ferme puis des champs et la fin de la drève du château (Mairie). Il fallait obligatoirement bifurquer par la place Leclerc où commençait d'ailleurs la rue Auguste Potié. La ferme fut détruite par les Allemands en 1914-18 pour éviter la courbe de la place et aller tout droit dans le prolongement de l'avenue Albert Bernard.
Durant l'entre-deux-guerres, ce passage ouvert ne resta qu'un chemin appelé familièrement "boulevard Achille" du nom d'Achille Boussemart dont la maison était voisine (maisons Vandecasteele et Laréjouissance). Ce chemin ne fut transformé en rue que vers 1938-39 juste avant la deuxième guerre, mais donnant de ce fait deux entrées à la même rue. La création de la rue Leclerc en supprima une.
Avant 1925, la rue De Gaulle s'appelait la rue du Marais et avant la rue de la Baille du Marais. Le pont de la Baille du Marais permet à cette rue de franchir la Tortue (au niveau du restaurant de la Tortue).

LA RUE DU GRAND CLAIRE
Lieu-dit
Cette nouvelle rue joint la rue du Général De Gaulle à l'extrémité de la rue Guynemer. Elle tire son nom du Grand Claire qui se trouve à proximité.
Dans les marais de la Gîte se trouvaient deux vastes étendues d'eau: l'une s'appelle le Petit Claire localisé selon le vieux cadastre entre le pont de la Gîte et Wavrin et l'autre le Grand Claire s'étendant du pont de la Gîte jusqu'au canal de la Deûle dont il n'était autrefois séparé que par une digue sur laquelle passait le chemin de Halage. Ces deux étendues correspondaient à un ancien méandre de la Deûle.
Le Grand Claire se prolongeait de l'autre côté du canal sur Ancoisne puis vers Emmerin pour revenir sur Haubourdin.
Le Canal de la Deûle avait été creusé à partir de 1282 un peu plus haut que la plaine, les claires formants le fond de vallée de la Deûle. L'eau des claires est encore aujourd'hui de 2mètres plus basse que le canal. D'ailleurs en 1409, la sécheresse ayant amenuisé l'eau des marais, les paysans de Santes rompirent la digue bordant le canal pour refaire les marais.
Les eaux des Marais et de la Deûle étaient alors très poissonneuses. Santes avaient aux XVIIème et XVIIIème siècle ses pêcheurs et ses poissonniers. Le droit de pêche dans la Deûle au niveau de Santes, depuis le Bac à Wavrin jusqu'à Beaupré, appartenait au Seigneur de Santes qui l'affermait aux pêcheurs.
Le canal de la Deûle se franchissait par des bacs. Le principal bac de Santes pour les gens à pieds était en 1727 celui de l'Allumette. Il y avait également un bac à Wavrin qui a laissé son nom au quartier environnant, dont une partie est sur Santes et un bac à Ancoisne. Le pont le plus proche était à cette époque celui de la grande route à Haubourdin (près de la Mairie) et la plus proche écluse au Ansereuille sur Wavrin (aujourd' hui disparue).
Santes eut son premier pont en 1884: le pont d'Ancoisne qui était un pont tournant à pilier central, appelé "pont min gros". Le quartier portait le nom de "la Planche de Santes". Ce pont fut démoli en 1914-18. Un second pont en acier fut reconstruit après la guerre à côté du précédent et fut détruit le 27 mai 1940. Il ne fut reconstruit en béton qu'en 1972. D'environ 1954 à 1972, une passerelle le remplaça, obligeant les voitures et tracteurs à un détour par Haubourdin ou Wavrin.
Une passerelle exista également au quartier de l'Allumette juste en face de l'usine Sander d'Haubourdin.
L'usine Wallaert de Santes avait également son propre bac pour faire passer les ouvriers venant de la rive droite de la Deûle.

LE CLOS DE LA GRANDE CENSE
Cette nouvelle résidence se touve dans la zone du Pré Manoir. Une ferme était autrefois appelée une cense.

LA RUE GUYNEMER
Aviateur (1894-1917)
En 1929, cette rue reçut le nom de Georges Guynemer. Officier aviateur né à Paris en 1894, il se distingua pendant la Première Guerre Mondiale par ses nombreuses victoires. Il commandait l'escadrille des "Cigognes" quand il fut abattu en 1917 au dessus de Poelkapelle en Belgique. Sa devise "Faire Face" est devenue celle de l' Ecole de l'Air.
Avant 1929, cette rue s'appelait le chemin de la Briqueterie, une briqueterie y aurait existé avant le XVIIIème siècle, trouvant à cet endroit l'eau, l'argile et le bois nécessaire à la réalisation des briques.

LA RUE HENRI LABBE
Historien (1845-1919)
Cette rue donne dans l'Avenue de L'Amitié.
Henri Labbe est né en 1845 à Lille. Il habitait le château de la Rache acheté en 1875 à la famille Le Josne de L'Espierre par son père président du tribunal de commerce de Lille. Henri Labbe marqua Santes par ses recherches sur l'histoire de la commune et par ses fouilles archéologiques dans les environs de la Rache. Il laissa une "Etude Comparative des Moeurs et des Evènements de Santes. Santes Aujourd' hui et Santes Autrefois" terminée en 1917 et qui resta à l'état de manuscrit. Il décéda le 03 janvier 1919 à St Martin-des-Près en Côte d'Armor à 74 ans où il avait été évacué.
A gauche du grand portail de l'église St-Pierre de Santes, une plaque incrustée dans le mur du clocher et un monument entouré d'une grille rappelle sa mémoire et celle de ses parents. La guerre et sa mort le privèrent sans doute de publier son étude, qui fut néanmoins portée à la connaissance des Santois par Melles Madeleine et Marie-Thérèse Maes.
Le château de la Rache devait être un lieu d'inspiration puisque le prédécesseur des Labbe: Théophile Le Josne de L'Espierre avait lui aussi écrit un ouvrage "Recherches historiques sur la commune de Santes" publié en 1855.

LA RESIDENCE DES JARDINS DE LA TORTUE
Lieu-dit
Cette résidence, comme sa voisine des Prés de la Tortue, a été créée sur les remblais des pâtures souvent inondées bordant la Tortue. La Tortue que l'on nomme "la rivière d' assèchement des marais de la Haute Deûle" sort de la Gîte passe sous la rue De Gaulle au pont de la Baille du Marais puis se dirige vers le Cornet formant autrefois des méandres tortueux qui lui donnèrent vraisemblablement son nom. Elle traversait tous les marais de l'Allumette et ressortait à la Rache pour se diriger vers Haubourdin. La construction du Port de Santes a profondément modifié son cours.
Dans la traversée des marais de l'Allumette, son cours se confondait avec celui de la Rivière Courante qui descendait, elle, de Wavrin le long de la rue Sadi Carnot, bifurquait le long de la rue De Gaulle à l'emplacement de la Grande Cité, passait sous la rue Leclerc et s'enfonçait vers le Cornet.

LA PLACE JEAN-BAPTISTE HENNION
Résistant (1861-1917)
Le 12 mars 1925, le Conseil Municipal décide d'une nouvelle dénomination pour toute une série de rues portant "des noms baroques ou sans signification". C'est ainsi qu'en séance du 23 juin 1925, la place de l'église prit le nom de Jean-Baptiste Hennion.
Jean-Baptiste Hennion, né à Fretin en  1861, était bourrelier à Santes et tenait l'estaminet "Au Saint Arnould" (n°142 rue Foch, actuelle pharmacie Scherpereel). Avec une équipe de Santois, il communiquait aux alliés pendant la guerre de 1914-1918, des renseignements sur le trafic ferroviaire: nombre de wagons, chargements, mouvements des troupes ennemies et effectifs. il travaillait pour le comité Wibaux. Dénoncé à la Kommandantur par un marchand de légumes dont il avait accepté l'aide, Jean-Baptiste eut le temps de brûler des papiers compromettants. Il fut arrêté, emmené à Wavrin puis à Loos où il fut fusillé le 20 octobre 1917.
La place de l'église recevait ainsi le nom de ce héros de la Grande Guerre, peu de temps après l'inauguration du monument aux morts qui se fit le 26 avril 1925.
La place, dans son étendue que nous lui connaissons, ne fut créée qu'au lendemain de la première guerre. Tout l'actuel parking était occupé par la ferme Guilbert détruite pendant cette guerre.
Avant 1914, la place se réduisait au simple carrefour des rues convergeant vers l'église St Pierre. Cependant la municipalité avait déjà en projet d'élargir ce carrefour pour former une place publique, puisqu'elle acquit en 1909 à Mr de Clermont-Tonnerre la ferme Guilbert. Cependant la municipalité laissa la famille Guilbert dans les bâtiments en attendant de les faire raser. La guerre s'en chargea.
La place prit ainsi une allure différente par son agrandissement et par la démolition du mur d'enceinte de l'église qui fut réduit à un simple muret surmonté d'une grille. Toutes les tombes qui se trouvaient de ce côté de l'église furent enlevées (il y aurait eu à cet endroit des tombes des seigneurs de Santes), ainsi que les tombes du chevet pour réorganiser l'entrée de l'église, édifier le monument aux morts et le cimetière des soldats de 1914-18.

LA RUE JEAN JAURES
Homme politique (1859-1914)
Jean Jaurès, homme politique né à Castres en 1859, élu député du Tarn en 1885, fonda le parti socialiste français en 1901 et le journal L' Humanité en 1904. Ardent partisan de la paix, il fut assassiné à Paris le 31 juillet 1914 alors que la première guerre mondiale se déclenchait.
La rue Jean Jaurès prolonge la rue Faidherbe et menait autrefois vers Haubourdin. Sa partie terminale a été coupée par la route menant d'Hallennes au port de Santes, condamnant du même coup le passage à niveau.
Elle porte le nom de Jean Jaurès depuis 1925. Avant cette date, elle s'appelait la rue de la Rache et son tracé était différent puisqu' il fallait obligatoirement bifurquer par l'actuelle rue de la Rache. Pour éviter cette boucle, la route fut redressée et prit le nom de Jean Jaurès et la boucle conserva son ancien nom.
Le chemin de La Rache est déjà mentionné en 1703 et sa signification reste floue. Le nom a été donné au château de la Rache  datant du XVIème siècle, seul château ancien de Santes encore debout, et devant lequel fut érigé en 1900 l'ancien porche de la verrerie royale de Lille.  

LA RUE KOENIG
Militaire (1898-1970)
En 1944 à la Libération, cette rue reçut le nom du Général Koenig. Marie-Pierre Koenig, né à Caen en 1898, capitaine en 1939, combattit en Norvège et se rallia au Général De Gaulle. En 1942 par sa résistance à Bir-Hakeim, il permit le repli des forces britanniques vers l'Egypte. Chef des F.F.I. en 1944, puis gouverneur de Paris, il devint ministre de la Défense Nationale en 1954 et 1955. Il décéda à Neuilly-sur-Seine en 1970.
De 1938 à 1944, cette rue s'appela "rue Edouard Daladier". Edouard Daladier, né à Carpentras en 1884, était en 1938 président du Conseil quand il signa au nom de la France les accords de Munich abandonnant une partie de la Tchécoslovaquie à Hitler. Présenté à son retour en France comme le sauveur de la paix, le Conseil Municipal décida de donner son nom à cette rue.
De 1930 à 1938, elle portait le nom de Guynemer prolongeant la rue Guynemer déjà existante.
Avant 1930, elle portait le nom de Chemin Neuf dont on trouve mention en 1717. Ce chemin nouveau ouvert dans les marais était rectiligne depuis la rue De Gaulle jusqu' à la Deûle. Sa partie finale a été modifiée par le Port de Santes.

Le Port de Santes a fait disparaître divers chemins :
La NEUVE CARRIERE, rectiligne et perpendiculaire au Chemin Neuf, aboutissait au pont de la Tortue rue Marguerite Leplat et était également dénommée "La Carrière Rouge", par les briques provenant des maisons détruites pendant la Grande Guerre et que les prisonniers russes, amenés par les allemands, durent concasser le long de cette carrière.
Le SENTIER DE L'ALLUMETTE partait du chemin de halage du canal de la Deûle et menait au pont de la Tortue rue Marguerite Leplat en longeant le canal de Mr Bernard qui amenait l'eau à la sucrerie.
Le quartier de l'Allumette devait probablement son nom à l'activité des bocquillons (les bûcherons) qui confectionnaient de longues allumettes servant à allumer feu, bougies ou pipe.
Le CHEMIN DU RIEZ A MOUTONS doit son nom à un ruisseau le long du quel devaient paître les nombreux moutons que comptait alors Santes. Il menait du Chemin Neuf au canal de la Deûle et "disparut" bien avant la création du Port de Santes, quand il servit d'entrée à la blanchisserie Wallaert construite en 1863-1864 le long de la Deûle.
Les Wallaert, propriétaire de filatures sur Lille, agrandirent leur blanchisserie de Santes d'une teinturerie, filterie, emballage, imprimerie, et enfin d'un tissage juste après la deuxième Guerre Mondiale. Cette famille eut une grande influence sur Santes par la modification de l'aspect et de l'habitat du Marais, dont ils devinrent un peu à la fois le principal propriétaire. Ils firent construire des cités toujours visibles: une place Leclerc, une rue Koenig, deux rue du Général De Gaulle dont la Grande Cité, deux rue Sadi Carnot dites "A l' Rhur" et une rue Guynemer, plus des maisons individuelles, un orphelinat en 1894 avec une chapelle en 1900 devenue église paroissiale du Sacré-Coeur en 1907-08 et des écoles en 1923 et 1928.

LA RUE DE LA LACHERIE
Lieu- dit
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot porte l'ancien nom de la rue Pierre Sémard. La "Lacheryes" est déjà mentionnée en 1672. Cette rue se trouve de plus près de l'emplacement d'un ancien sentier dit le sentier de la Lacherie.

L'ALLEE DES LILAS
Arbre
Cette allée donne dans l'avenue du Ramponneau.

LA RUE DE LONGPRE
Lieu-dit
Cette nouvelle rue créée à l'extrémité de l'Avenue de l'Amitié porte l'ancien nom de la rue Faidherbe.

LA RUE DU MARECHAL FERRANT
Métier
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot rappelle  la présence de dynasties de maréchaux-ferrants à proximité de ce quartier:
-les Blanquart maréchal-ferrant de 1681 à la fin du XIXème siècle.
-les Cary (rue Clémenceau) de 1869 au XXème siècle.
-les Richard (rue Foch) de 1885 au XXème siècle.

LA RUE DU MARECHAL FOCH
Militaire (1851-1929)
La place reçoit côté sud la rue du Maréchal Foch souvent appelée rue principale étant un peu la colonne vertébrale de Santes sur laquelle viennent se greffer toutes les autres rues. Elle s' arrête au niveau du passage à niveau construit en 1866. La rue porte ce nom depuis la mort en 1929 de Ferdinand Foch, Maréchal de France qui commanda pendant la Grande Guerre les armées du Nord contribuant à la victoire de la Marne et au succès de la course à la mer. Il mena à la victoire finale les troupes alliées dont il était le généralissime.
De 1925 à 1929 la rue s'appelait rue d' Houplin et avant 1925 rue Neuve. On trouve comme mention en 1682 "chemin de la Neufve Rue" et en 1694 "Noeuve Rue".
Ce nom pourrait remonter aux XIIème, XIIIème siècle où les nombreux défrichements ont fait apparaître ce type de toponyme. Cette rue se serait ouverte au fur et à mesure des défrichements vers le marais.

LA RUE ET LA PLACE DU MARECHAL LECLERC
Militaire (1902-1947)
Le Maréchal Leclerc, de son vrai nom Philippe-Marie de Hauteclocque, était originaire d'une riche famille aristocratique d'Artois et de Picardie (qui posséda d'ailleurs des terres à Santes). Né en 1902 dans la Somme, il fut fait prisonnier à Lille en mai 1940. Après son évasion, il reprit le combat dans l'Aisne, fut à nouveau prisonnier, s'évada pour la deuxième fois et rejoint le Général De Gaulle à Londres. Pour éviter des représailles à sa famille, il prit le pseudonyme de Leclerc. Débarqué en juin 1944 en Normandie à la tête de la 2ème D.B., il entra dans Paris libérée puis dans Strasbourg et Berchtesgaden. Il décéda dans un accident d'avion en 1947.
C'est en 1944 que cette place reçut le nom du Général Leclerc, fait maréchal à titre posthume en 1952.
Avant 1944, la place était appelée communément "place Roussel" du nom de l'ancien propriétaire Désiré Roussel qui avait vendu ses terres en 1909 à la commune pour y réaliser une place publique. D'une vieille famille santoise aujourd' hui éteinte, c'est son parent qui érigea en 1818 le calvaire de la rue Foch.
C'est après 1944 que la rue qui longeait cette place prit le nom de Leclerc. Avant 1944, la rue était formée de la fin de la rue Gambetta (avenue Albert Bernard) et du début de la rue Auguste Potié (rue du Gal De Gaulle), car avant la deuxième guerre mondiale il fallait obligatoirement passer par cette place pour aller au Marais, l'actuel début de la rue De Gaulle n'existant pas.

LA RUE MARGUERITE LEPLAT
Résistante (1920-1944)
Cette rue qui commence à la rue Faidherbe se termine aujourd'hui en impasse depuis l'aménagement du port de Santes.
Elle porte depuis 1944 le nom de Marguerite Leplat qui fut avec Gaston Slosse les deux Santois choisis à la Libération pour donner leur nom à une rue.
Née à Haubourdin le 02 octobre 1920, elle habitait à Santes rue Faidherbe proche de l'angle avec la rue qui porte son nom. Elle suivit à Haubourdin des cours de Défense Passive pour la protection des populations civiles en cas d'attaque. Après l'invasion allemande elle travailla comme "infirmière stagiaire" à l'Hôpital St-Louis de Gonzague rue Négrier  à Lille de juillet 1940 à janvier 1941.
Membre du réseau de résistance "Action Sylvestre", elle était agent de liaison du groupe Bommel de "Lille-Centre". Elle s'occupa du passage vers la zone libre d'Anglais, de Français et de Belges qu'elle hébergeait parfois chez elle.
Dénoncée, elle fut arrêtée à Bruxelles le 5 mars 1941 par les Allemands et enfermée à la prison St-Gilles jusqu'en janvier 1942 quand elle fut déportée en Allemagne. Condamnée deux fois à mort par la Haute Cour de Berlin en mai 1942, elle décéda au camp de Cottbus le 25 août 1944.
Alors que son décès ne fut appris à Santes que vers juin 1945, son nom fut donné dès novembre 1944 à cette rue. Ses restes furent ramenés à Santes le 24 septembre 1950. Elle fut élevée à titre posthume au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur et reçut la médaille de la Résistance et la Croix de Guerre avec Palme.
Avant 1944, cette rue s'appelait la rue du Cornet (La rue du Cornet est déjà mentionnée en 1672). Coupée à son entrée en 1866 par la ligne de chemin de fer Lille-Béthune, elle mène jusqu'à la Tortue. Elle franchit ce cours d'eau par un pont auquel était accolé un deuxième pont sur lequel ne passait pas un chemin mais un autre cours d'eau, appelé "Canal de Mr Bernard" ou "Rivière Bernard" qui passait donc au dessus de la Tortue pour amener l'eau depuis la prise d'eau, au canal de la Deûle sous le café de l' Allumette, jusqu'à la sucrerie Bernard pour le lavage des betteraves. Ce deuxième pont était en fait un aqueduc qui par sa forme était appelé ironiquement par les Santois "le cercueil de Mr Bernard".
Une fois franchi le pont, la rue bifurque à gauche le long de la Tortue, laissant en face du pont, s'enfoncer dans les bois, le sentier de l'Allumette dont le début est toujours visible.
La fin de la rue Marguerite Leplat longe la Tortue et se termine en impasse par la présence du Port de Santes. Autrefois la rue menait au château de l'Allumette, situé au milieu des bois et construit vers 1870 par Mr Ducourouble. Cette portion de rue à partir du pont de la Tortue s'appelait en 1814 et 1863 la "Drève de Mr De Mengin". Le marquis Pierre-Robert de Mengin était le neveu du dernier seigneur de Santes Gilles de Fontaine, avec lequel il avait en 1785 acheté une partie de la seigneurie de Santes.

LA RESIDENCE LES MARRONNIERS
Arbre
Ce lotissement est construit à l' angle de la rue Gaston Slosse et d'un chemin de terre appelé Allée Catelaine. Sous ce lotissement se trouvaient les fondations d'une ferme existant au début du XIXème siècle et peut-être détruite en 1914-18.

LA RUE MARX DORMOY
Homme politique (1888-1941)
A l' est de la place et dans l' axe des trois nefs de l' église, débute la rue Marx Dormoy qui se prolonge au delà de la ferme Dessin pour finir en cul de sac depuis la réalisation du tronçon menant au grand rond-point sur la route du port de Santes.
C' est après la libération, en novembre 1944, que fut donné le nom de Marx Dormoy à cette rue. Il était un homme politique, député socialiste de l' Allier et ministre de l'Intérieur de 1936 à 1938 sous le Front Populaire. Il fut victime à Montélimar en 1941 d'un attentat organisé par la société secrète d' extrême droite "La Cagoule".
De 1925 à 1944 cette rue s'appelait rue d'Haubourdin et avant 1925 rue au Sac. Cette rue au Sac franchissait à la limite avec Hallennes le courant de Ligny sur un pont autrefois en planches (planques en patois) d' où le nom de ce lieu-dit "le Pont des Planques" qui était aussi l' autre nom du courant. Parfois la partie finale de la rue au Sac se dénommait chemin du Pont des Planques.

L'AVENUE DE LA MASURE
Lieu-dit
Elle joint l'avenue de l' Amitié à la rue Gaston Slosse dont elle porte l'ancien nom. La Masure, qui désigne aussi tout le quartier de part et d'autre de la rue Slosse, a été également choisie pour nommer l'un des deux géants de Santes: Catherine de la Masure épouse de Jehan du Bois de la Gîte, créés tous deux en 1977. Elle était servante croyait-on au château de la Masure ou à défaut à la ferme qui se trouvait à son emplacement.

LA RESIDENCE DE MAUGRE
Lieu-dit
Cette résidence construite vers 1977-1978 porte le nom du quartier et l' ancien nom de l' avenue Albert Bernard.
La partie de la résidence proche du chemin de fer est édifiée à l' emplacement de la ferme de la sucrerie, vaste édifice rectangulaire de 63m de long sur 30 de large, composée d' une vaste cour intérieure et construite en 1856 à l' emplacement d' une ferme plus petite. L' autre partie de la résidence, proche du château du Parc, se trouve à l' emplacement des sept caniveaux à betteraves: vastes fosses perpendiculaires à la rue et qui se prolongeaient par de petits tunnels sous la rue pour acheminer les betteraves directement dans l' usine. Entre les caniveaux passaient des lignes de chemins de fer reliées à la ligne de Lille pour l' acheminement par wagons des betteraves.

LE CHEMIN DE NEUVILLE
Lieu-dit
La rue de Wavrin reçoit sur sa droite, au niveau du calvaire de la famille Bauvin érigé en 1931, le chemin de Neuville: un des deux chemins de Santes encore pavé.
Le chemin de Neuville a lui aussi gardé son nom, depuis au moins 1629. Cependant si aujourd'hui il bifurque sur la gauche pour rejoindre vers Wavrin les fermes du Riez Charlot et du Quinquibus, au XVIIIème siècle, il se dirigeait en ligne droite pour aboutir à l'actuelle rue Clémenceau au niveau des deux moulins.
Le chemin de Neuville fut coupé à partir de 1881 par la ligne de chemin de fer Lens-Armentières dont la maison de garde-barrière est toujours visible.

L'AVENUE DE NIEDERNBERG
Ville jumelée de Bavière
Cette avenue fut créée le long du chemin de fer en 1973 pour donner accès au nouveau stade municipal et à la nouvelle salle polyvalente.
Elle fut inaugurée sous le nom d' Avenue de Niedernberg en 1975 lors de la signature de la charte de jumelage entre Santes et Niedernberg.
Les échanges avec cette ville du nord de la Bavière avaient commencé vers 1969 par l'intermédiaire du Football Santois et n'ont cessé depuis de se développer.

LE CLOS DES ORMES
Arbre
Ce nouveau lotissement a été créé à l'entrée de la rue Faidherbe à l'emplacement de la fabrique de sièges et divans de Robert Dujardin, ancien maire de Santes.

LE CLOS DU PARC
Lieu-dit
Cette résidence fut construite vers 1979-1980 sur une partie de la sucrerie Bernard et surtout sur une partie du parc et des terres du Château de Maugré.
 
LA RUE PASTEUR
Scientifique (1822-1895)
Cette rue porte depuis 1925 le nom de Louis Pasteur.
Né à Dole en 1822, il fut ,après ses recherches sur la cristallographie, nommé doyen de la faculté des sciences de Lille en 1854. Il fit de nombreuses études sur la fermentation, les maladies contagieuses, l' hygiène et mit au point la pasteurisation et le premier vaccin contre la rage. Il décéda à Villeneuve-l' Etang, Marnes-la-Coquette en 1895.
Avant 1925, cette rue s'appelait rue Voitout dont on trouve déjà mention en 1711. D'où vient ce nom? Est-ce parceque du bout de cette rue on voyait tout, depuis l' église St Pierre et le Blanc Balot jusqu' au marais de la Gîte, n'y ayant pratiquement aucune maison rue Pasteur, rue du Rosoir et rue Sadi Carnot pour masquer l' horizon comme aujourd' hui?
La partie finale de la rue , entre les 2 virages et sa jonction avec la rue Pierre Sémard, a gardé son ancien nom de rue Voitou.

LA RUE PAUL COLETTE
Résistant (1920-1995)
La place de l'église reçoit sur son côté nord, la rue Paul Colette qui mène vers Hallennes-lez-Haubourdin rejoignant l'ancien tronçon de la route nationale Lille-Béthune au carrefour de "la Colle". La rue Paul Colette s'arrête au niveau du pont qui enjambe le courant de Ligny, limite de Santes et d'Hallennes.
Paul Colette, ouvrier ajusteur de Caen né en 1920, membre avant guerre du Parti Social Français du colonel de La Rocque, il s'engagea dans la LVF et tira 5 balles sur les personnalités présentes lors de la cérémonie pour l'incorporation des premiers contingents de la LVF le 27 août 1941 à Versailles, blessant Laval et Déat. Condamné à mort, sa peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité par Pétain, et il fut déporté en Allemagne. Il mourut à 75 ans en 1995. Son nom fut donné en novembre 1944 à cette rue qui s'appelait rue d'Hallennes depuis 1925.
Dans les temps les plus anciens, cette rue s'appelait la rue du Curé, car s'y trouvait sur son côté gauche le presbytère avec son jardin et son bois d'agrément, où fut édifié en 1994 le Clos St-Pierre.
La rue du Curé garda son nom jusqu'aux années 1856-1863, date à laquelle on la dénomma pour une raison inconnue rue Collette jusqu' en 1925. Il est amusant de constater que la même rue s'appela rue Collette et rue Paul Colette à deux époques différentes.
Cependant la rue Collette n' était pas aussi longue que l'actuelle rue Paul Colette. En Effet elle se terminait juste après l'ancienne ferme Lemaire au niveau du chemin qui vient sur la gauche du Pays Perdu et qui se dirige sur la droite vers le carrefour du Pont des Planques. Ainsi le courant de Ligny qui inondait fréquemment les champs et pâtures le bordant, n'était franchi que par deux ponts: l' un sur la RN 41 et l'autre au Pont des Planques.
Ce n'est que vers 1896 que l'armée demanda de prolonger la rue Collette jusqu' à la route Lille-Béthune par intérêt stratégique. En effet des forts furent construits autour de Lille dont celui d' Hallennes achevé en 1898, derrière l'actuel terrain de foot. Pour permettre une jonction rapide avec Santes, Wavrin, et les forts d' Houplin et Seclin, la rue Collette fut ainsi prolongée.

LA RUE DU PAYS PERDU
Lieu-dit
La rue du Pays Perdu est une des cinq rues anciennes de Santes qui n'ait pas changé de nom.
Perpendiculaire à la rue Clémenceau, elle menait autrefois vers Erquinghem-le-sec et Hallennes-lez-Haubourdin. Située à proximité de l'Eglise, coeur du village, elle n'était pas un lieu isolé de Santes.
Elle pourrait tirer son nom d'une terre perdue par un seigneur félon.
Dans cette rue se trouve toujours une des plus anciennes fermes de Santes, dont le porche en anse de panier est couronné par des ancres au millésime 1776.
    
LA RESIDENCE DE LA PETITE HAYE
Lieu-dit
Cette résidence fut construite vers 1979-1980 à l' emplacement d' une pâture du château de Maugré. Cette patûre était traversée par une des deux drèves du château, fermée à son entrée par une grille toujours visible.
Elle porte le nom du courant d'eau dit de "La Petite Haye" qui séparait la pâture du parc du château et qui n' est plus aujourd' hui qu' un mince filet d' eau sous terrain.
Ce courant d' eau arrive de Wavrin, passe sous la rue de Wavrin et marque la séparation entre  les deux communes. Il coule ensuite sous la rue Pierre Sémard, longe les terrains de tennis et la salle municipale et arrive enfin au fond du parc de la mairie.
Autrefois, il entourait de ses eaux l' ensemble du parc du château de Maugré et passait sous la rue principale au niveau du Pont d'Hocron (situé près de l'entrée de la Résidence de Maugré, la rue formant d' ailleurs à cet endroit une légère déclivité). Il se dirigeait ensuite vers le Cornet et se jetait dans la Rivière Courante qui mélangeait ses eaux à celle de la Tortue.

LE CLOS DES PEUPLIERS
Arbre
Dans la courbe de la place Leclerc, là où se trouvait le "pont Buriez", dit aussi "pont David" sous lequel coulait la "Rivière Courante", fut ouverte cette nouvelle rue donnant accès à la résidence du clos des Peupliers, arbres  abondant dans les marais de Santes.

LA RUE PIERRE SEMARD
Homme politique (1887-1942)
Peu avant le calvaire du chemin de Neuville, la rue de Wavrin reçoit sur sa gauche la rue Pierre Sémard. C'est le 14 novembre 1944 que le Conseil Municipal, nouvellement installé après la Libération, changea le nom de certaines rues pour leur donner le nom de personnages qui s'étaient distingués pendant le deuxième guerre mondiale.
Pierre Sémard, né en 1887, secrétaire général du parti communiste français en 1926, fut fusillé par les Allemands en 1942.
Avant 1944, cette rue se nommait Rue de la Lacherie dont on trouve déjà mention en 1672 avec "la Lacheryes". 

LA RUE DE LA PLANCHE BAIN
Lieu-dit
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot tire son nom du Pont de la Planche Bain. Ce pont se trouve derrière les terrains de tennis (avenue de Niedernberg), là où le chemin du Blanc Balot franchit le courant de la Petite Haye. Ce pont de la Planche Bain est déjà mentionné sur le cadastre de 1814. Autrefois une simple planche permettait de franchir le courant.

LA RESIDENCE DU PRE MANOIR
Voir l'allée Catelaine.

LA RESIDENCE DES PRES DE LA TORTUE
Lieu-dit
Voir la résidence des Jardins de la Tortue.

L'AVENUE DU RAMPONNEAU
Ancien estaminet
Cette avenue fut ouverte vers 1979-1980 joignant la rue Foch à l'Avenue de l'Amitié et permettant un accès plus rapide à l'école maternelle construite en 1977. Pour cela la ferme Costenoble fut rasée le long de la rue Foch.
Cette avenue tire son nom de l'estaminet du Ramponneau situé le long de la rue principale au n° 121 presque en face de l'avenue. L' établissement fermé en 1939 est aujourd'hui une simple habitation dont la façade a perdu la couleur blanche et son enseigne peinte en noir sur le mur, pour faire apparaître un appareillage "rouge-barre": une rangée de pierres blanches, trois rangées de briques signe de l'ancienneté de la construction.
L'estaminet existait déjà en 1807 et tire peut-être son nom de son illustre homonyme parisien du XVIIIème siècle.

LA RUE DE LA RACHE
Lieu-dit
Voir la rue Jean Jaures

LA RUE DU ROSOIR
Lieu-dit
C' est l'une des cinq rues de Santes qui n' ait pas changé de nom. On trouve déjà en 1685 "le chemin de la Rosoye".
Son nom provient-il des zones humides qui le bordaient autrefois et dans lesquelles poussaient des roseaux que l' on récoltait pour la fabrication de différents ustensiles? Y avait-il a cet endroit des oseraies comme il en existait encore en 1863 quelques parcelles à Maugré, à la Rache et à la Gîte? Cette rue démarre au carrefour des rues de Gaulle, Leclerc et Albert Bernard et se prolonge par un petit chemin sinueux jusqu' à la rue Sadi Carnot.

LA RUE DES SABOTIERS
Métier
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot rappelle la présence des sabotiers, notamment la famille Vandenbrouck, sabotier à l'extrémité de la rue Clémenceau, au lieu-dit la Justice. Florimond Vandenbrouck était sabotier à Santes en 1888. Son épouse ouvrit un nouveau cabaret "Au Sabotier" à l'angle de la rue Clémenceau et de la RN 41 voisin d'un autre cabaret "A la Justice".

LA RUE AU SAC
Lieu-dit
Dans le prolongement de la vieille Allée Catelaine, face au clos des Marronniers de l'autre côté de la rue Slosse, a été créée en 1996 la rue au Sac qui est l'ancien nom de la rue Marx Dormoy.

LA RUE SADI CARNOT
Homme politique (1837-1894)
Depuis 1925, cette rue porte le nom de Sadi Carnot, né à Limoges en 1837, président de la IIIème République de 1887 à 1894 date à laquelle il fut assassiné par l'anarchiste Casério.
Avant 1925, cette rue s'appelait la rue des Romez et autrefois la rue du Pont des Romez, menant de la rue principale vers Wavrin. Elle s'arrêtait au delà du carrefour de la Gîte, au niveau du chemin du chenil où se trouvait le pont des Romez qui marquait la limite avec Wavrin.
Ce pont tirait son nom de la ferme des Romez, en fait d'Héromez (mention de la Cense d'Héromez en 1682 et du lieu-dit "Hiéromez" en 1388). Cette ferme était située sur Wavrin, un peu plus loin le long de ce chemin qui aboutissait à l'actuel cimetière allemand où était érigée au XVIIIème siècle la Croix d'Héromez.
Sous le pont des Romez, coulait la Rivière Courante qui longeait la rue Sadi Carnot sur toute sa longueur, passant au carrefour de la Gîte sous le pont du Bois de la Rive, puis devant la ferme et le château Loingeville avant d'arriver à la rue principale.
Le Château Loingeville était au début du XIXème siècle la propriété de Mr Waymel qui possédait également une grande partie des bois et marais de la Gîte dont les deux claires. Le château passa peu avant 1863 à un neveu: Mr Loingeville. Mme Loingeville l'appelait "le Château du Rosoir".
Les Santois le dénommaient par déformation du patois: "l' catieau Ranch'ville" ou "l'catieau à vers". Rongé par les champignons et l'humidité, il fut rasé pour édifier une belle demeure.

Au niveau du carrefour de la Gîte, le chemin de gauche mène vers la Gîte, franchit le Petit Claire par le pont de la Gîte puis dessine une boucle formée par le chemin des Longs Riez (longs ruisseaux), le chemin des 4 trous et le chemin du Bac à Wavrin. Ce dernier se prolongeait jusqu'à la Deûle avant que les bassins de décantation des boues provenant de la mise à grand gabarit de la Deûle ne le coupe et modifie le tracé des précédents.
Au carrefour de la Gîte, le chemin de droite qui passe sur le pont du Bois de la Rive mène à la célèbre ferme du Bois de la Rive (ferme Bauvin). Cette ferme, déjà mentionnée en 1388, était la plus vaste de Santes. Propriété des Seigneurs de Santes, elle était le centre du fief du Bois de la Rive, un des principaux fiefs du village. La ferme est construite sur l'ancienne motte féodale entourée de ses larges fossés.

LE CLOS SAINT-PIERRE
Lieu-dit
Ce clos de la rue Paul Colette est construit en 1994 à l'emplacement de l'ancien presbytère de la paroisse St-Pierre.

L'AVENUE DES SPORTS
Elle fut créée à l'emplacement d'un ancien chemin pour donner accès à la nouvelle salle de sport "Robert Dujardin" (maire de Santes de 1945 à 1989) et à la salle culturelle Agora.

LA RUE DES TONNELIERS
Métier
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot rappelle la présence des tonneliers à  Santes et dans le quartier:
La famille Leclercq de 1848 au XXème siècle. Théophile, puis son fils Charles puis le fils de ce dernier Eugène. 3 générations de tonneliers installés notamment à l'angle de la rue Foch et de la rue de la Tranquilité.
La famille Bernard au Marais, tonneliers et cercliers de 1838 au XXème siècle. Le métier de cerclier était lié à celui de tonnelier, car ce sont les cercliers qui fabriquaient le cerclage des tonneaux. Les cercles étaient alors en bois, réalisés à partir de branches de saules fendues dans le sens de la longueur et recourbées pour former un cercle. Ces arbres abondaient dans les marais de Santes.

LA RUE DE LA TRANQUILITE
Lieu-dit
Cette rue n' était au siècle passé qu' un chemin sans maison rejoignant les rues Marx Dormoy, Gaston Slosse et Faidherbe. Ce fut le facteur-receveur Monsieur Hennet qui lui donna ce nom. La poste construite en 1905 se trouvait à côté de celle d' aujourd' hui, dans l' actuelle pharmacie Peignaud.

LA RESIDENCE DU VERT GAZON
La résidence du Vert Gazon fut créée au début des années soixante-dix le long de la rue Slosse. Il n' était pas inutile de rappeler qu'à Santes le gazon y est vert, c'est sans doute l'humidité des anciens marais qui lui donne cette couleur!


LA RUE DU VIEIL ATRE
Lieu-dit
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot tire son nom du chemin du Vieil Atre qui traversait au XVIIIème siècle cette zone. Le chemin du "Vieux hattre" est mentionné en 1700. Il pourrait désigner un chemin menant à un ancien cimetière.
   
LE CLOS DU VOITOU
Lieu-dit
Nouvelle résidence construite dans une pâture prolongeant la résidence de la Petite Haye, elle porte l' ancien nom de la rue Pasteur, avec cependant un "T" en moins.

LA RUE DU VOITOU
Lieu-dit
Voir la rue Pasteur

LA RUE DE WAVRIN
Lieu-dit
La rue de Wavrin n'a pas non plus changé de nom. Elle fut momentanément allongée de 1925 à 1929 quand on donna son nom au début de l'actuelle rue Clémenceau.
Elle se termine évidemment à la limite de Wavrin au niveau du chemin d'accès de la ferme dite autrefois de "La Haye". Le lieu-dit qui marque la limite avec Wavrin porte le nom de "Capelles". Le long de la rue, face au chemin d'accès à cette ferme, se trouvait une chapelle, semble-t-il dédiée à Notre-Dame, déjà mentionnée au début du XVIIIème siècle, toujours debout en 1863 et détruite en 1914-18.                                              

LA RUE DE WEDDES
Lieu-dit et plante tinctoriale
Cette nouvelle rue des Jardins du Blanc Balot tire son nom du chemin de Weddes mentionné en 1714. La wedde ou guède ou pastel est une plante tinctoriale cultivée dans la région et dont on tirait un colorant bleu.